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Paracétamol, ibuprofène et aspirine : fin du libre accès en pharmacie depuis du 15 janvier 2020

24 Janvier 2020

L'ANSM a décidé de retirer les spécialités administrées par voie orale à base de paracétamol, d'ibuprofène et d'acide acétylsalicylique (aspirine) de la liste des médicaments de médication officinale.

Cette décision est applicable à compter du 15 janvier 2020.

En pratique, à partir de cette date, aucune de ces spécialités ne peut plus être disposée en libre accès dans les pharmacies.

Elles sont placées derrière le comptoir, sans accès direct pour les patients.

L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) veut ainsi renforcer le bon usage de ces médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, qui font l'objet d'une large utilisation en automédication.

Si les modalités de présentation au public sont modifiées, les règles de délivrance ne changent pas ; ces médicaments restent disponibles sans ordonnance médicale obligatoire.

Les arguments de l'ANSM pour un retour derrière le comptoir

Depuis 2014, des spécialités de paracétamol, d'ibuprofène et d'aspirine sont inscrites sur la liste de médication officinale, dans les catégories "douleurs" et "troubles de la sphère ORL - Rhume".

La possibilité de présenter des médicaments sans ordonnance médicale en libre accès est une incitation à l'automédication.

Dans sa décision du 17 décembre 2019, l'ANSM note cependant que :

- certaines situations cliniques rendent incompatibles le recours aux AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), du fait des nombreuses contre-indications et précautions d'emploi de ces médicaments comme, par exemple, la grossesse (contre-indication à partir du 6e mois) ou les complications rénales et infectieuses ;

- l'utilisation du paracétamol en automédication expose à un risque de surdosage et de toxicité pour le foie, tandis que la France est le plus grand consommateur européen de ce médicament antalgique ;

- les posologies et les modalités de prise des médicaments contenant du paracétamol ou un AINS doivent être connues et respectées pour assurer leur efficacité et leur sécurité d'emploi.

Le pharmacien, une barrière de sécurité à franchir avant d'obtenir le médicament

Pour l'ANSM, un des effets pervers du dispositif de libre accès est de réduire les échanges entre les patients/clients et le pharmacien.

À l'inverse, la suppression de la mise à disposition en accès direct dans les pharmacies d'officine doit "renforcer le conseil du pharmacien lors de la dispensation du médicament, dès lors que cette mesure est de nature à systématiser et approfondir les échanges nécessaires entre les patients et le pharmacien".

Pour ces médicaments disponibles sans ordonnance médicale, il revient au pharmacien de vérifier que les conditions d'utilisation sont appropriées à la situation clinique et au profil du patient.

Pas de changement des règles de délivrance

Si les spécialités de paracétamol, ibuprofène et aspirine sortent de la règlementation des médicaments de médication officinale, les règles de délivrance sont inchangées : ils restent des médicaments de prescription médicale facultative, c'est-à-dire pouvant être délivrés sans ordonnance médicale.

Des messages sur le risque hépatique associé au paracétamol

À compter de 2020, un message d'information sur le risque de toxicité hépatique de ce médicament antalgique devient obligatoire sur les conditionnements.

Le surdosage en paracétamol reste en effet la première cause de greffe hépatique d'origine médicamenteuse en France.

Les laboratoires disposent de 9 mois (à compter de juillet 2019 - notre article du 10 juillet 2019) pour apposer ces messages sur les boîtes des médicaments concernés.

Des pictogrammes à l'attention des femmes enceintes sur les boîtes d'AINS

Dans son point d'information, l'ANSM rappelle que tous les AINS sont contre-indiqués à partir du début du 6e mois de grossesse.

Elle précise que des pictogrammes d'information à l'attention des femmes enceintes sont apposés sur les boîtes de médicament contenant un AINS seul ou associé.

Les AINS sont toxiques pour le fœtus en cas d'exposition à partir du début du 6e mois de grossesse (au-delà de 24 semaines d'aménorrhée).

Ils exposent également à des complications rénales ou des complications infectieuses graves.



Source VIDAL.fr

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